Unai Simón, le mur de la Roja : un record historique qui en dit long
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
L’Espagne impressionne par son football offensif depuis le début de cette Coupe du monde. Pourtant, derrière les buts de Mikel Oyarzabal ou les accélérations de Lamine Yamal, un autre homme réalise un tournoi tout simplement exceptionnel : Unai Simón.

Photo: SEFutbol
Grâce au succès 1-0 face au Portugal en huitième de finale, le gardien espagnol a signé un sixième match consécutif sans encaisser le moindre but en Coupe du monde. Une performance qui lui permet d’entrer un peu plus dans l’histoire de la compétition.
Le portier de l’Athletic Club n’a plus été battu en Coupe du monde depuis le but inscrit par le Japonais Ao Tanaka lors du Mondial 2022 au Qatar. Depuis, il est resté infranchissable face au Maroc, au Cap-Vert, à l’Arabie saoudite, à l’Uruguay, à l’Autriche puis au Portugal, portant sa série d’invincibilité à 609 minutes. Un record absolu dans l’histoire de la Coupe du monde.
Cette performance lui permet de dépasser une référence du football mondial : Walter Zenga, qui détenait le précédent record avec 517 minutes sans encaisser de but lors de la Coupe du monde 1990. Unai Simón a également effacé des tablettes une autre légende espagnole, Iker Casillas, dont la meilleure série remontait au sacre de la Roja en 2010.
Si ces statistiques sont impressionnantes, le principal intéressé refuse pourtant de s’en attribuer tous les mérites. À plusieurs reprises durant le tournoi, le gardien espagnol a rappelé que cette solidité défensive est avant tout le fruit du travail collectif. Et il est vrai que la Roja impressionne autant par sa maîtrise du ballon que par sa capacité à récupérer rapidement la possession et à concéder très peu d’occasions franches.
Pour autant, réduire cette série au seul collectif serait injuste. Face au Portugal, Unai Simón s’est encore montré décisif dans les rares moments où son équipe a été mise sous pression, confirmant qu’il est bien plus qu’un simple spectateur derrière la domination espagnole.
Alors que les projecteurs se braquent naturellement sur les artistes offensifs de Luis de la Fuente, le gardien de 29 ans poursuit, lui, son incroyable ascension dans les livres d’histoire. Et si l’Espagne rêve aujourd’hui d’un deuxième sacre mondial, elle sait qu’elle pourra compter sur un dernier rempart qui, jusqu’ici, semble tout simplement impossible à battre.
Journaliste SFM




Commentaires