La Nati se prépare pour un tirage au sort historique
- Mikael Mourelle Garcia
- 22 nov.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour
Le 5 décembre, à Washington D.C., au John F. Kennedy Center, la Suisse vivra un moment décisif : le tirage au sort de la Coupe du Monde 2026. Placée dans le chapeau 2, la Nati pourrait tomber sur des géants du football — Argentine, Brésil, France, Allemagne ou Espagne — mais aussi sur les pays hôtes (États Unis, Canada, Mexique). Ce tirage ne sera pas qu’une formalité : il déterminera le parcours de la Nati et posera des défis logistiques majeurs pour les 48 nations en lice.

Photo: FIFA
Ambitieuse et prometteuse
L’Euro 2024 a montré une Suisse joueuse, résiliente et ambitieuse : face à l’Italie, championne en titre, la Nati a imposé son rythme, s’imposant 2 à 0 grâce à Remo Freuler et Ruben Vargas. Puis, en quart de finale contre l’Angleterre, elle a tenu jusqu’aux prolongations avant de céder aux tirs au but (5-3), une élimination cruelle à l’issue d’un duel extrêmement serré.
Cette phase finale a révélé une équipe capable de rivaliser avec les grands, sans trembler et avec des idées. Et cette ambition ne s’est pas arrêtée là : elle s’est confirmée dans la campagne de qualification pour le Mondial. En effet, la Suisse a assuré la première place de son groupe, en terminant invaincue. Un résultat significatif, qui montre une constance rare et une maturité collective.
Distances et logistique, le casse-tête
La Coupe du Monde 2026 se déroulera aux États Unis, au Canada et au Mexique, sur 16 villes et plusieurs fuseaux horaires. Pour la phase de groupes, les équipes évolueront dans une zone géographique plus ou moins définie — Est, Centre ou Ouest. Les déplacements très longs seront donc limités en début de tournoi.
Mais attention : lors de la phase finale, les distances pourront redevenir importantes. Pour la Suisse, bien gérer l’hébergement, les transports et la récupération sera presque aussi crucial que la préparation tactique. Les camps de base proposés par la FIFA, choisis après le tirage au sort, permettront aux équipes de s’installer proches de leur zone géographique de base. La maîtrise de la logistique pourrait donc bien faire la différence pour désigner le champion du monde en juillet prochain.
Les atouts de la Suisse
Son effectif constitue un équilibre idéal entre expérience et dynamisme : des cadres comme Granit Xhaka assurent stabilité et leadership, tandis que des joueurs comme Breel Embolo et Dan Ndoye apportent fraîcheur, impact et créativité. Le groupe est soudé, motivé et déterminé à s’appuyer sur sa performance de 2024 pour se surpasser lors de ce Mondial, avec l’ambition de franchir de nouvelles étapes.
Franchir les quarts et rêver plus grand
Si le tirage s’avère favorable, la Nati peut aspirer à bien plus que la simple qualification pour les huitièmes de finale. Les quarts de finale deviennent un objectif logique, et les demi-finales semblent désormais une ambition tangible, pouvant marquer un tournant historique pour l’équipe.
Forte de son passé récent et d’un collectif en pleine maturité, la Suisse pourrait faire de 2026 l’édition de la rupture : celle où la barrière des quarts de finale tombe enfin, offrant à la Nati une occasion unique de franchir un cap et de s’inscrire parmi les grandes nations du football mondial.
Journaliste SFM







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