Coupe du monde 2026 : la Suisse hérite d’un groupe ouvert et prometteur
- Mikael Mourelle Garcia
- 6 déc. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 janv.
Le tirage au sort de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, organisé ce vendredi 5 décembre à Washington D.C., a enfin levé le voile sur le destin de la Nati. Après deux heures de cérémonie, la Suisse a découvert le groupe B, qu’elle partagera avec le Canada, pays hôte, le Qatar, ainsi que le vainqueur des barrages européens — peut-être l’Italie, omniprésente en toile de fond.

Photo: FIFA
Un horizon dégagé pour la Nati
À première vue, la Nati s’en sort plutôt bien. Le Canada, tête de série, apparaît comme un rival certes galvanisé par son statut d’organisateur, mais loin d’être insurmontable. Portée par Alphonso Davies et Jonathan David, la sélection nord-américaine comptera sur une ambiance survoltée. C’est d’ailleurs cette atmosphère que Granit Xhaka a immédiatement soulignée pour l’ASF, estimant que la Nati se retrouvait dans « un groupe très cool avec des adversaires intéressants » et que « l’ambiance au Canada sera fantastique ».
Le Qatar, deuxième adversaire confirmé, n’a plus grand-chose à voir avec l’équipe encore fragile du début des années 2020. Sous la direction de l’ex entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, les Qataris ont gagné en cohérence, en organisation et en intensité. Sans être une menace majeure, ils constituent un rival qui pourrait surprendre — un constat partagé par certains membres du staff, prudents face à une équipe « difficile à évaluer » mais en progrès constant.
Reste enfin l’inconnue du barragiste européen, dont la place attise toutes les discussions. L’ombre de l’Italie plane évidemment sur cette place vacante. Si la Squadra Azzurra venait à se qualifier, elle modifierait radicalement la physionomie du groupe. Son arrivée ferait basculer la poule dans une dimension autrement plus relevée, un scénario que le sélectionneur helvétique, Murat Yakin dit néanmoins accueillir « avec sérénité », soulignant que son équipe « vise clairement la phase à élimination directe » quel que soit l’adversaire.
Un groupe contrasté mais accessible
Ce trio d’adversaires offre donc un contraste saisissant : la détermination d’un pays hôte, la montée en puissance d’un Qatar remodelé et l’énigme d’un barragiste européen. Mais le fruit du tirage au sort demeure, pour la Suisse, une vraie opportunité. Remo Freuler, lui aussi enthousiaste, a décrit « un très beau groupe », rappelant combien il est « toujours spécial de jouer contre un pays organisateur ». Manuel Akanji, pragmatique, va plus loin encore : pour lui, l’objectif est simple : « nous voulons remporter notre groupe ».
Cap à l’Ouest
Sur le plan logistique, la Suisse devra composer avec un parcours orienté vers l’Ouest, entre le Canada et la côte pacifique des États-Unis. Le décalage horaire, la gestion des déplacements et le choix du camp de base seront déterminants dans la préparation d’un tournoi où chaque détail sera déterminant. Le premier match pourrait avoir lieu autour du 13 juin, possiblement à San Francisco — un cadre séduisant mais exigeant pour un début de compétition. La Nati attend désormais la publication officielle du calendrier par la FIFA, annoncée pour ce samedi à 18h, afin d’affiner un plan de route qui conditionnera une partie du destin des hommes de Murat Yakin.
Une Nati confiante et déjà tournée vers la suite
À l’issue du tirage, le discours des joueurs comme celui du staff témoigne d’un réel optimisme. Murat Yakin a rappelé que son équipe évoluera dans « un groupe attractif et solide » et qu’elle vise clairement « une qualification pour la phase à élimination directe ». De son côté, Pierluigi Tami, directeur des équipes nationales, met l’accent sur la continuité : la Nati doit « confirmer le football proactif et efficace » affiché durant la campagne de qualification. Une ligne claire et structurée, qui souligne la confiance interne autour du parcours de la sélection nationale pour l’été prochain.
Demain, place aux certitudes
La Suisse connaît désormais ses adversaires. Reste à découvrir la configuration précise du calendrier, ses stades, ses horaires et ses déplacements. À la veille de ces clarifications, une chose est sûre : la Nati a devant elle un groupe ouvert, équilibré et potentiellement favorable. Une voie qui n’offre aucune garantie, mais un horizon suffisamment dégagé pour nourrir à la fois ambition et espoir à une équipe qui ne cesse de croître.
Journaliste SFM







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